mardi 15 juillet 2014

Motivation ou engagement ?

La motivation est utile pour nous faire avancer mais elle n'est pas indispensable à la réussite. Il n'est pas réaliste de vouloir "se sentir motivé" chaque jour, quoi que l'on fasse. 

Le problème de la motivation est qu'elle vient de sentiments et que ces derniers peuvent changer très rapidement

L'engagement, par contre, ne dépend pas des sentiments. Cela signifie suivre un plan d'action même si vous n'en n'avez pas envie ce jour-là. 

Par exemple, un chirurgien ne peut pas dire au milieu d'une opération : "vous savez, je ne me sens pas assez motivé pour continuer, alors je vais m'arrêter !" Peu importe sa motivation, c'est par l'engagement qu'il termine son opération.

A retenir
  • Quand vous décidez de faire quelque chose, souvenez-vous que c'est votre engagement et non votre motivation qui compte.*



* Extrait de 'Le paradoxe du chimpanzé' - Dr Steve Peters

jeudi 26 juin 2014

Evaluer efficacement ses collaborateurs

Jack Welsh, PDG de General Electric de 1981 à 2001 et élu Manager du siècle par le magazine Fortune, a toujours incité ses managers à évaluer au moins une fois par an l'ensemble des collaborateurs de son Groupe.

Parmi les nombreux outils développés au cours de 20 ans passés à la tête d'une des entreprises les plus performantes du Monde, il y a cette petite matrice, qui peut sembler anodine, mais qui offre un éclairage intéressant sur une autre façon d'évaluer ses équipes.


On remarque ici que le fait de faire vivre avec conviction les valeurs de l'entreprise compte pratiquement autant que le fait d'obtenir de bons résultats.

Loin de laisser place au cynisme, cette approche pousse au contraire les dirigeants à définir clairement les valeurs de l'entreprise, à les incarner au quotidien, à mettre en place des moyens de formation adaptés et à savoir récompenser les meilleurs éléments. 

On notera enfin le danger pour une organisation que représentent, aux yeux de Welsh, les 'chasseurs de primes' et autres 'franc-tireurs'.

Cette perception est certainement à rapprocher des travaux du Professeur de Stanford, Robert Sutton publiés en 2007 sous le titre 'The no asshole rule'.

mercredi 21 mai 2014

Améliorer sa communication personnelle



Des études menées aux Etats-Unis ont démontré que seulement 7% des résultats d'une communication dépendent de ce que vous dites.

Le 'comment' vous dites les choses est très important car il transmet bien plus d'informations que les simples mots.



En d'autres termes, si vous avez des messages importants à faire passer, travailler autant vos postures que vos slides.


Conseil de lecture : 'La PNL, mieux se connaître et améliorer sa communication' - Barbara Seidl - Ecolibris


vendredi 18 avril 2014

L'entraînement ne s'arrête jamais*

Si vous souhaitez que les membres de votre force de ventes restent au top de la performance, je vous suggère de mettre régulièrement à l'épreuve leurs connaissances, leur capacité d'argumentation, leur aptitude à faire face aux objections les plus virulentes...

Pour cela, l'organisation de jeux de rôle commerciaux peut grandement vous aider à maintenir votre équipe en forme.

Voici un rappel de quelques principes fondamentaux :
  1. Sélectionnez des sujets stratégiques et des sujets tactiques
  2. Imaginez des mises en situation inattendues
  3. Créez un état d'esprit ludique et positif
  4. Evaluez et faites évaluer
  5. N'acceptez pas l'à peu-près
  6. Définissez des axes précis d’amélioration pour chaque participant
  7. Etablissez une fréquence de renouvellement de l'exercice
Une pratique régulière gardera vos commerciaux motivés et parés à faire face à toutes le situations.



* devise des commandos

lundi 17 mars 2014

Optimiser la visite commerciale

Voici quelques rappels des fondamentaux de la visite commerciale d'un réseau commercial.

La visite client constitue un investissement à rentabiliser
1 mail = 1 Euro
1 appel = 10 Euros
1 visite = 100 Euros

Petit exercice d’arithmétique
· Une année comporte 52 semaines dont 5 semaines de congés payés
· A raison de 5 jours ouvrés par semaine
· Cela laisse 235 jours de disponibilité par an
· Si l’on déduit ½ journée par semaine pour le travail administratif  soit 23,5 jours par an, il reste 211,5 jours de disponibilité
· A raison de 6 visites par jour => 1 269 visites par an soit potentiellement 27 visites par semaine.

Opter pour OPAR
1. Optimisez vos plans de tournée en prenant compte des critères suivants :
a. La valeur stratégique du client (CA, potentiel de croissance...)
b. La fréquence de visite souhaitée (ex : 1 fois par mois)
c. La localisation afin d’éviter de perdre du temps dans des trajets inutiles
2. Préparez vos visites
a. Une visite bien préparée, c’est…
b. Analyser les chiffres clés à date
c. Vérifier les commentaires de la dernière visite
d. Définir des objectifs précis pour cette visite
3. Agissez
a. Vous avez le contrôle de la discussion
b. Annoncez clairement les objectifs de votre visite
c. Ne perdez jamais de vue vos objectifs
d. Obtenez systématiquement quelque chose…
e. Reformulez les conclusions de votre discussion en fin de la visite

4. Rendez compte
a. Date de la visite
b. Nom du client
c. Nom de votre interlocuteur
d. Sorties caisse sur quelques produits stratégiques
e. Problèmes et/ou opportunités
f. Prise de commande : Oui/Non

Faces aux objections
1. Restez calme et détendu en toute circonstance.
2. Souriez.
3. Regardez votre interlocuteur dans les yeux.
4. N’hésitez pas à poser des questions.
5. Saluez l’objection (Par exemple, dîtes : « je vous remercie de faire cette remarque, permettez-moi d’y répondre… »)
6. Répondez tranquillement à l’objection.
7. Marquez un petit temps de silence à la fin de votre réponse.
8. Si cela ne passe pas, n’insistez pas, abordez un autre thème.
9. Quelle que soit la conclusion, remerciez chaleureusement votre interlocuteur pour le temps accordé.



mardi 4 février 2014

2014 : année des bases de données clients unifiées ?



56% des annonceurs disposent déjà d’une base de données unifiée ou en cours d'unification (28% d’entre eux): peu ont aujourd’hui un outil complet. L'intégration des données en provenance des clients sur les réseaux sociaux ne concerne qu’une minorité (16%).

Dans le cadre de l’Observatoire du marketing client UDA / Médiapost Publicité / Ginger, 151 annonceurs ont été interrogés sur leurs usages CRM (Customer relationship management). Il ressort de cet observatoire qu'avec la multiplication des canaux (online, mobile, papier, points de vente, centre d’appels), les répondants sont à la recherche de cohérence afin de disposer de la vision unique du client.

Selon l'Observatoire, les annonceurs se sont recentrés sur le client, le plaçant au coeur de leurs stratégies CRM avec une ambition : celle de constituer un référentiel unique. 

Mais, alors que 56% des annonceurs disposent déjà d’une base de données unifiée et que, pour 28% d’entre eux, celle-ci est en cours, peu ont aujourd’hui un outil complet, l’intégration des données en provenance des clients sur les réseaux sociaux ne concernant qu’une minorité (16%), alors, 23% assurent que la constitution d’une base de données (BDD)  unique est leur projet n°1.

54% des annonceurs déclarent connaître des problèmes de gestion de BDD. Qu’il s’agisse du manque de temps des équipes pour analyser les données (21% des 60% ayant évoqué un manque de temps), mais aussi d’un déficit de compétences pour analyser lesdites données (24% des 32% ayant indiqué un manque de compétences en interne) ou bien d’une BDD insuffisamment renseignée (62% des 91% ayant avoué des difficultés d’efficacité), la data, pourtant au cœur des dispositifs CRM, reste le maillon faible… 

L'Observatoire révèle par ailleurs que 27% des annonceurs pilotent partiellement « à vue » leurs campagnes CRM, n’ayant pas encore systématisé l’évaluation de leurs campagnes sur l’ensemble des canaux.

Le canal postal se rationalise, car s’il est utilisé par 67% des entreprises, seules 12% envisagent une hausse de budget sur ce canal et 42% prévoient même de réduire leurs investissements. 

Le centre d’appels, autrefois canal phare des stratégies CRM, perd de sa vigueur. Il est choisi par 58% des entreprises qui, pour la majorité (55%), n’envisagent pas d’investir davantage dans ce canal. 

Le point de vente fait figure d’exception parmi les canaux physiques, connaissant un regain d’intérêt (52% ont prévu d’augmenter leurs investissements) et présentant l’avantage de s’adresser à l’ensemble des clients.

Et vous, vous en êtes où ?




lundi 2 décembre 2013

Les données en masse, nouvel eldorado des marketers ?


Définition commune
Les big data, littéralement les 'grosses données' est une expression anglophone utilisée pour désigner des ensembles de données qui deviennent tellement volumineux qu'ils en deviennent difficiles à travailler avec des outils classiques de gestion de base de données ou de gestion de l'information. L'on parle aussi de datamasse en français par similitude avec la biomasse.

Quoi qu'il en soit le traitement de quantités massives de données représente un incroyable défi tant pour les directions informatiques que pour les directions marketing.

71% des responsables marketing déclarent qu’ils prévoient de mettre en place une solution d’analyse Big Data dans les deux prochaines années révèle l'étude Data-Driven Marketing Survey 2013 de Terradata.

Pour près de 50% des responsables marketing, la data est l’outil le plus sous-utilisé dans leur entreprise, avec moins de 10% qui déclare utiliser la data qu’ils ont à disposition de manière systématique.

Seulement 18% des responsables marketing déclarent avoir une unique vue intégrée des actions client, c’est en revanche une des top priorités des responsables marketing en termes d’amélioration future.

75% des responsables marketing qui essayent de calculer leur retour sur investissement marketing (ROMI) rencontrent des problèmes, principalement en raison du manque d’intégration système.

Pour 42% des responsables marketing l’intégration de l’expérience client multi-canal est une priorité principale.

Pour près de 65% des responsables marketing les divisions au sein de leur département marketing les empêchent d’avoir une vision globale d’une campagne sur tous les canaux.

Avec plus des deux tiers des responsables marketing affirmant que les barrières les plus importantes dans leur réussite sont : l’orientation à court terme du département marketing (34%), le manque de mesures simples (24%) et le contrôle insuffisant du département marketing sur la stratégie et le mix marketing (13%).


Comme dans la région EMEA, en France, Italie et Espagne, le changement vers le digital est significatif. Les responsables marketing de cette région envisagent d’augmenter leurs dépenses sur les canaux digitaux, plus particulièrement en marketing mobile (82.8%), sur les réseaux sociaux (82.5%), et sur le SEO (75.3%). 

Ces résultats sont à peu de chose près en ligne avec les résultats globaux de l’étude Data Driven Marketing EMEA 2013, qui met en avant que les réseaux sociaux (79%), le marketing mobile (79%) et la publicité en ligne (70%) sont les canaux dans lesquels les responsables marketing européens souhaitent investir.

So do you speak Big Data?



mardi 5 novembre 2013

Les directeurs de la communication choisissent le ROI

Les Directeurs Communication plébiscitent aujourd'hui la mesure de la performance de leurs actions. 53% des sondés ont déjà mis en place des indicateurs et 30% déclarent qu'il s'agit d'un projet en cours.

83% des Directeurs Communication évaluent la performance de leur Direction ou vont l'évaluer. C'est ce qui ressort de l'étude Development Institute International sur la « Mesure de la performance de la Direction Communication en 2013 », présentée le jeudi 26 septembre dernier à l'occasion de la Conférence Annuelle « Directeurs Communication » organisée par Dii.

78% des Directeurs Communication sont rattachés à la Direction Générale et 22% des services communication comptent plus de 10 collaborateurs.

Ces chiffres illustrent le poids croissant du département Communication dans les organisations.

Face aux exigences accrues des Directions Générales et en période de crise structurelle, il devient crucial pour les Directeurs Communication de démontrer leur contribution au business. Parfois en perte de légitimité, ils se positionnent pourtant comme le garant de l'image de l'entreprise à travers ses multiples actions tant internes qu'externes.
Si le ROI des actions de communication est par essence difficilement mesurable, il est pourtant possible de mettre en place des indicateurs-clés de performance (KPI) qualitatifs et quantitatifs.

53% des sondés ont déjà mis en place des indicateurs et 30% déclarent qu'il s'agit d'un projet en cours.


76% des Directeurs Communication sont les donneurs d'ordre de la mesure de la performance de leur Direction. Pour 64% d'entre eux cela représente un formidable outil de pilotage de création de valeur du service. Pour 51%, il s'agit d'un outil de rationalisation des coûts.

Si les premiers ratios retenus pour mesurer la performance de la Direction Communication sont de manière assez classique les retombées presse (70%) et le nombre de pages vues/ like sur le web (69%), les sondés citent également le taux de fidélisation clients et encore le budget consacré aux prestataires.

Pour 45% des sondés les indicateurs constituent un outil de mesure collective de la performance. 38% affirment qu'ils permettent une « reconnaissance » de la valeur ajoutée de leurs actions par la Direction Générale. Ces chiffres confirment qu'il s'agit d'un outil de promotion de la fonction important.




mardi 1 octobre 2013

Petite fable au service d'une communication plus productive

Un jour un disciple tout excité vint trouver Bouddha et lui dit :

- Maître, j'ai quelque chose à te raconter... c'est au sujet d'un disciple...

- Arrête ! dit Bouddha. As-tu d'abord pris soin de passer cette histoire à travers les trois tamis ?

- Les trois tamis ? Interrogea le discipline.

- Oui les trois tamis, répondit Bouddha. Regardons ensemble si cette histoire passe à travers eux... Le premier est celui de la vérité : as-tu vérifié cette histoire ?

- Non, je l'ai entendu raconter par quelqu'un qui l'a entendu...

- Très bien ! mais j'imagine que tu l'as fait passer à travers le deuxième tamis, celui de la joie : s'agit-il d'une bonne nouvelle ? demanda Bouddha.

- Oh non, ce n'est pas une nouvelle au contraire...

- Alors j'espère au moins que tu l'as fait passer à travers le troisième tamis, celui de l'utilité : est-ce vraiment utile de me raconter cette histoire ? 

- Utile, non, pas vraiment... répondit le disciple.

- Et bien alors, si cette histoire n'est ni vraie, ni agréable, ni utile, pourquoi vouloir me la raconter ? Je préfère ne pas la connaître et je te conseille de l'oublier et surtout de ne pas la colporter... Car il s'agit probablement d'un ragot destiné à nuire à quelqu'un. Et en t'associant à ce commérage, tu en deviens le complice...'




Daibutsu, Kamakura, Japon - avril 2013